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    Source: http://www.sukissa.co.uk/?p=13867

    « Si l’on veut que les humains soient obéissants et soumis, il vaut mieux les laisser dans l’ignorance ». Le maintien dans l’ignorance, des Bakongo (Balumbu, Batéké, Balari, Bayombé, Badondo, Bakamba, Bahângala, Bakougni, Pygmée, Bazombo…), par rapport à l’histoire de leur pays, est la principale cause de leur servitude qui transforme le Congo postindépendance en un nouvel empire du mali et en un nouveau royaume de Dahoméen (royaume d’Oyo).

     

    Parce que, chaque lecture des archives de la colonisation nous apporte de nouvelles découvertes qui renforcent la conviction que le Congo est entre les des descendants ouest-africains de l’escorte coloniale française « Bishi Nsoumba » : Miliciens soudanais français (Sénégalais, Maliens, Guinéens, Burkinabé…), Porteurs dahoméens (Béninois et Togolais), Déportés des travaux forcés (Abè) et travailleurs des compagnies concessionnaires.

     

    Objet de mépris, abandonnés de la communauté internationale, maltraités, humiliés, exécutés sommairement et mangés comme viande de boucherie par l’escorte coloniale d’origine ouest-africaine ; les Bakongo continuent de croire que le châtiment qui les frappe est une malédiction de Dieu. Mais pensent-ils au moins à la mauvaise rencontre effectuée avec les Sénégalais, Maliens, Dahoméens pendant et après la colonisation ? Pensent-ils un instant que la non-intégration dans la république et le refus de cohabiter ensemble avec les Bakongo de ces derniers, peuvent être à l’origine de leur malheur ?

    Le sujet pourrait paraître sacrilège ou drainer des relents xénophobes. Que l’on nous comprenne très bien : il n’est pas dans notre propos d’offenser ou de renier la nationalité congolaise qui que ce soit, mais de dire une vérité historique découverte dans les archives de la colonisation, pour vivifier le vivre ensemble entre Congolais. BISHIKANDA DIA POOL va dire cette vérité historique pour laquelle tant des Bakongo ont perdu la vie, et beaucoup d’autres souffrent jusqu’à aujourd’hui. Il est temps de réhabiliter cette histoire parce qu’elle est devenue aussi notre histoire et, sous le sous-sol congolais, il y a aussi leurs squelettes.

    tirailleurs-senegalais-4Pour commencer, comme nous le savons tous, pour venir imposer sa loi dans le nord-occidental du royaume Kongo aux populations réfractaires Bakongo (Balumbu, Batéké, Balari, Bayombé, Badondo, Bakamba, Bahângala,Bakougni, Pygmée, Bazombo…), le colonisateur est venu avec une escorte composée des ouest-africains. Si dans la phase de conquête militaire, il a eu recours aux miliciens soudanais (Sénégalais, Maliens…). Dans la phase d’exploitation avec l’instauration du régime concessionnaire ; l’administration coloniale et les compagnies concessionnaires vont recourir à l’importation de la main-d’œuvre.

    Ainsi, « les Kroumen servaient traditionnellement de pagayeurs et de manœuvres, les miliciens étaient généralement originaires du Sénégal. On attira des travailleurs du Dahomey, d’Accra, de Monrovia, de Sierra Leone. En emmenèrent des condamnés annamites (Vietnamiens)… un véritable trafic de travailleurs s’était, en effet, organisé, certaines sociétés dissimulaient à peine leur recours à l’esclavage. Ainsi la compagnie des sultanats conseillait-elle, dans le livret imprimé d’instructions destiné à ses agents, de faire acheter par chacune de ses factoreries « un certain nombre [de femme] pour les libérer. Celles-ci pourront être spécialement employées au potager, aux plantations, et à la préparation de la nourriture du personnel noir ». Catherine Coquery-Vidrovitch dans Le Congo au temps des grandes compagnies concessionnaires 1898-1930), livre II, pages 488 – 489.

    De même que lors de la mission Marchand (1896 – 1899), d’après Pierre Pellissier dans Fachoda et la mission Machand , « les compagnies d’escorte coloniale étaient composées des Soudanais, de souche Bambara et des Sénégalais. C’est presque tous des réengagés, ayant déjà servi dans l’armée française. Et, lors de la mission Congo-Nil, l’un d’eux, le sergent Samba Rabbi, est même titulaire de la Médaille militaire. » Et, sur leurs origines et leurs patronymes voici ce qu’affirme Mongin : « jamais à dire vrai, il n’existera un tableau d’effectifs indiscutables pour ces soldats, qui ont déjà tous servi dans rangs de l’armée française ; parce que l’état civil de ces régions est des plus improbables, parce que les patronymes sont fluctuants, parce que les modifications interviennent avant même l’embarquement pour le Congo … » Ce qui veut dire qu’on leur donnait des noms Bakongo.

    Puisque, « la politique suivi au Congo français, c’est tout simple : régime militaire. C’est tout un programme : chicotte, justice sommaire, répression, prison et toute la lyre. Le commandant du cercle a le droit de mort et de déportation comme vous en convaincrez les conventions du 1er avril. Les agents inférieurs peuvent, vis-à-vis des indigènes appliquer les peines suivantes : Chicotte, amende, barre de justice et prison. ». Les indigènes Bakongo ont gardé en mémoire un certain Samba Bakilly un milicien soudanais d’origine toucouleur qui les traitait des sauvages. Pour lui les Bakongo ne sont que de la chair à fusillade, à chicotte, à portage et à corvée. Il ferait beau qu’ils s’en plaignissent !

    Voilà pourquoi, Pierre Savorgnan de Brazza affirme « il n’y avait que les musulmans pour civiliser le Congo». Cette déclaration, faite le 25 mai 1905 à la mission catholique de Brazzaville, provoqua une très vive réaction, et Mgr Augouard (ibid : 152) rétorqua : « Ces déclarations ont lieu d’étonner quand elles sortent de la bouche d’un ancien protégé de Pie IX. Vous êtes payé pour savoir que les musulmans ne travailleront jamais pour la France ; car vous-même, dans la Sangha, (comme Crampel au Chari), vous avez été trahi par les marabouts que vous aviez fait venir du Sénégal. Quant à la question religieuse, n’oubliez pas que peut-être bientôt vous aurez à rendre vos comptes à celui dont vous semblez aujourd’hui ignorer l’existence ». Les compagnies concessionnaires installées au Congo français étaient tenues, rapportait-elle, par des francs-maçons contre qui les missionnaires luttaient souvent, à cause de leurs abus sur les indigènes.

    On comprend mieux pourquoi, l’année 1902 fut, un peut partout, marquée par des troubles graves de ces noirs ouest-africains contre leurs maîtres Blancs. « En basse Sangha, les agents de la compagnie des produits de la Sangha, Labbé et Miévil, furent attaqués et tués dans leur factorerie de Noki (rive droite en aval d’Ouesso) ; Cazeneuve, agent de la compagnie de la Sangha Ndaki, subit le même sort à Ikemba (rive gauche, un peu plus bas), de même que Fortin en face, à Pembe (Société de l’Afrique Française) et Bourrieu à M’boko (compagnie Franco-Congolaise). De tels faits se reproduisirent à plusieurs reprisent dans les années suivantes : en 1903, des noirs furent arrêtés pour avoir tué et mangé un Blanc, Monsieur Livry, agent de la Baniembé… », Catherine Coquery-Vidrovitch dans « Le Congo au temps des grandes compagnies concessionnaires 1898-1930), livre II.

    Également, Fernand Gaud, commis des affaires indigènes, surnommé par les Africains Niama Gounda (la bête féroce), qui sera accusé d’avoir, en guise de festivité, le 14 juillet 1903, fait sauter un Africain condamné à être fusillé en lui introduisant une cartouche de dynamite dans l’anus ; va confirmer ces pratiques d’anthropophagie de ces noirs venus d’Afrique de l’ouest à son ami Georges Toqué : « -Alors, nos chefs ne laissent pas les miliciens manger la chair des hommes tués . -Vous blaguez… Bouchers, peut-être ; charcutier, jamais ! -Je pensais, ajouta-t-il, qu’au Chari on était aussi avancé qu’à Bangui ou au Moyen-Congo… ! Devant mon regard interrogateur, il fit prendre son carnet de route et me lut le passage suivant : 29 novembre 1902 – 5 h 30 du soir – Commencement du village de Mataba .Première impression, grandes herbes et bois de case noircis par le feu. Pas d’âmes qui vivent. Les miliciens ont passé par là. Vers le milieu de la berge, dans une anfractuosité, spectacle hideux de cinq têtes de noirs plantées au bout de piquets. Nous poussons jusqu’à la case des passagers. Nous apercevons, non sans émotion, les reliefs du festin d’anthropophages : deux pieds desséchés, avec leur chair bien nettoyée. Ce spectacle nous donne mal au cœur et provoque chez nous quatre le même sentiment d’indignation… », Georges Toqué, « les Massacre du Congo ».

    C’est la raison pour laquelle, après la naissance du Kibaguisme dans le MANIANGA, la première vraie résistance xénophobe des Bakongo fut dirigée contre le poste colonial de Boko: révolte et protestation. Mais les manifestations, furent stoppées rapidement par les miliciens soudanais au service de l’administration coloniale qui déporta au Tchad tous les meneurs Bakongo. À la suite des troubles qui se prolongèrent de décembre 1923 à mai 1924, le mouvement fut paralysé par la répression. Après une lente reconstitution, il reprit seulement à la fin de 1929. Catherine Coquery-Vidrovitch parle aussi de cette révolte que nous avons pu lire dans les archives dans son livre « Le Congo au temps des grandes compagnies concessionnaires 1898-1930), livre II.

    Ceci dit, notez bien que, si en théorie le colon blanc est parti au moment de la proclamation de l’indépendance du Congo, son escorte noire d’origine ouest-africaine (Miliciens soudanais, Porteurs dahoméens, Prisonniers déportés pour exécuter les peines de travaux forcés et Salariés engagés dans les compagnies concessionnaires) est restée pour continuer le travail commencé et faire perdurer le système colonial, au grand dam des Bakongo. L’année de l’indépendance qui devait être une année de la libération, s’est transformée en année de nouvelle servitude des Bakongo. Ceux qui ont violé nos grands-mères, mangé la chair des ancêtres et souillé notre sol sont toujours là.

    Aussi, les populations autochtones encore mal remises de la colonisation et de l’occupation française, vont subir une nouvelle colonisation et une nouvelle occupation des « Bishi Nsoumba » après l’indépendance. Et, le Congo indépendant est devenu le nouvel empire du Mali, le nouveau royaume du Dahomey (royaume d’Oyo), où les Bakongo ont un statut d’indigène, et les « Bishi Nsumba » le statut d’évolué comme pendant la colonisation. Pire encore, pour garder leur statut d’évolué, ils exacerbent les différences et les antagonismes laissés par la colonisation pour démontrer que toute cohabitation entre eux et les Autochtones est impossible, justifiant ainsi la mise en place des politiques de répression et de discrimination envers ces derniers.

    En conséquence, l’espace nommé aujourd’hui le Congo-Brazzaville, est devenu après l’indépendance, une véritable mosaïque humaine. Sur ce point précis, la responsabilité de la France coloniale tint sa place, puisque le peuple congolais peut y être répartie en deux groupes diamétralement opposés, qui n’ont rien en commun, en dehors du nom congolais. On trouve d’un côté des Congolais non Bantou d’origines ouest-africaines que les Autochtones appellent « Bishi Nsoumba » et ; de l’autre côté, les Bantou, les premiers occupants de la terre congolaise, les damnés du système colonial français au Moyen-Congo qui sont victimes des crimes contre l’humanité et des violations répétées des droits de l’homme au Congo postindépendance.

    Dès lors, la classification ethnique qui morcelle la majorité de la population autochtones en plusieurs tribus, est une escroquerie historique qui a pour seul but de donner des origines autochtones aux « Bishi Nsoumba » que la France coloniale a acheté en Afrique de l’ouest. Parce que de ces groupes ainsi définis selon des critères pseudo-scientifiques, il ne restera plus qu’à exacerber les différences et les antagonismes, pour ne plus avoir une majorité autochtone face aux « Bishi Nsoumba », mais un ensemble des ethnies, au sein duquel les « Bishi Nsouma », même divisés, apparaîtront moins comme une minorité et pourront revendiquer l’antériorité de la possession d’une partie du territoire congolais et même le pouvoir politique ; eux pourtant qui ne sont ni Bantou ni Bakongo(Balumbu, Batéké, Balari, Bayombé, Badondo, Bakamba, Bahângala, Bakougni Pygmée, Bazombo…) .

    Vouloir s’accrocher à une identité qui n’est pas la tienne est plus qu’une faute, c’est un crime. Car nous portons en nous, dans les profondeurs de notre inconscience, des traces indélébiles d’un passé très lointain où nous vivions avec nos parents dans notre pays d’origine que chaque père ou mère responsable transmet à ses enfants.

    Certes, notre pays a été souillé, le peuple saigné par les chiens de chasse de la colonisation. Mais curieusement le désir de s’élancer vers la lumière de la paix, où chacun retrouvera ses origines est très fort au Congo. C’est dans ses souvenirs souvent vagues, confus, d’un passé lointain que nous puiserons l’énergie pour bâtir un Congo uni, juste et prospère.

    C’est pour cette raison que l’idée d’une nation unique est une escroquerie politique, parce que la nation congolaise est une nation plurinationale : il y a d’un côté les peuples Bantou et de l’autre les peuples non Bantou. Certes chaque peuple a apporté sa pierre à l’édifice. Mais, certain du mauvais côté, c’est-à-dire du côté des bourreaux et ; les autres, du côté des victimes. Le Congo est ainsi une mosaïque humaine que seule une démocratie pourra transformer en une vraie nation. Pour que cette démocratie puisse avoir une chance, il faut qu’elle soit entre les mains des Bakongo et qu’elle reconnaisse la diversité des peuples.

    Notre salut se trouve donc dans la connaissance de notre l’histoire, parce que ceux qui s’instruisent et réfléchissent sont toujours considérés comme une menace par l’élite dont la principale préoccupation est de se maintenir au pouvoir. À ceux-là, il n’est plus possible d’imposer leur autorité ; ils acquièrent des connaissances, ils développent leur esprit critique, et ils ont toujours des arguments à opposer.

    Car, l’escorte coloniale s’est accaparée de tout. Les ouest-africaines ont remplacé les colons blancs. C’est à eux d’ailleurs que le colonisateur avait remis le pouvoir politique le jour de l’indépendance. La situation des Bakongo n’a évolué en rien, et aucun autochtone n’est arrivé au sommet de l’État congolais. Cette vérité qui a traversé l’histoire, en dit long sur les souffrances des premiers occupants du Congo d’aujourd’hui.

    Étant donné que, pour les Bakongo les handicaps s’accumulent chaque jour : discriminations à embauche, pas de bourse d’études, difficultés pour obtenir un concours, un examen, une pièce d’identité ou un passeport. Concrètement, il faut une discrimination positive en vue de compenser les inégalités sociales auxquelles sont confrontés les Bakongo (Balumbu, Batéké, Balari, Bayombé, Badondo, Bakamba, Bahângala, Pygmée…) au Congo-Brazzaville.

    Même si, « L’État, c’est la communauté du bien-vivre et pour les familles et pour les groupements, en vue d’une vie parfaite et qui se suffise à elle-même. ». Il existe toujours quelque chose dans les cœurs des descendants ouest-africains de l’escorte coloniale qui n’aspire pas à se transformer comme se transforme une chenille en papillon après avoir détruit les feuilles des arbres. Ils sont retenus par des liens que nous ne pouvons pas expliquer. Ce sont ses liens que nous devions briser afin de donner une issue favorable à notre nation. MABIALA MANGANGA, BOUETA BONGO ou MATSOUA ont donné leur vie pour une société meilleure où, le bien-vivre commun qui est la raison d’être, sera au-dessus de tout.

    Pour terminer, les Congo est une mosaïque humaine que seule une démocratie pourra transformer en une vraie nation. Tous les Congolais ne sont pas des Bantou ni même des Bakongo, plutôt que de se focaliser sur les ethnies fabriquées de toutes pièces par le colonisateur. Il faut raconter l’histoire de « Bishi Nsoumba », qui est devenue d’ailleurs notre histoire, et reconnaître une fois pour toutes, qu’il y a dans notre pays des Congolais d’origine dahoméenne, soudanaise (Sénégalaise, malienne…), ivoiriennes (Abe), Ghanéennes, Sierra léonaises, libérienne (Kroumen), Annamites (Vietnamienne)…

    Vouloir s’accrocher à une identité qui n’est pas la tienne est plus qu’une faute, c’est un crime. Car nous portons en nous, dans les profondeurs de notre inconscience, des traces indélébiles d’un passé très lointain où nous vivions avec nos parents dans notre pays d’origine que chaque père ou mère responsable transmet à ses enfants.


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  • Ce débat répondait aux préoccupations soulevées par la résurgence du tribalisme en Afrique en général et au Congo-Brazzaville en particulier, dont la gestion clanique du pouvoir est l’une des illustrations.

    Cinquante ans après les indépendances, il a eu pour objectif d’associer tous les africains à une réflexion de fond sur la tribalité, en ce début de 21ème siècle.

    Ce débat a favorisé la construction d’une vision mieux partagée de ce qu’est la tribalité aujourd’hui.

    Il a fait émerger, à partir de propositions mises en débat par les différents participants, des propositions permettant de conforter la conscience et l’unité nationale et donc la place de l’ethnie dans le processus du développement économique de l’Afrique.

    LIVRE BLANC SUR LA TRIBALITE

    SYNOPSIS

    On a souvent coutume d’appréhender l’histoire de l’Afrique à travers la colonisation. Bien avant l’arrivée des européens, il y ‘avait sur le continent noir de grands empires et royaumes (Royaume Kongo, Royaume du Ghana, Royaume du Mali etc.) dont l’organisation sociale était le reflet d’une société humaine bien administrée et hiérarchisée.

    Cinquante ans après les indépendances, la plupart des pays africains contemporains dont les frontières ont été définies à la conférence de Berlin en 1884 n’ont pas réussi à construire une véritable conscience et unité nationale. C’est pour comprendre les raisons de cet échec à travers le cas du Congo-Brazzaville que fut organiser le 27 mars 2010 au Palais Bourbon (Assemblée Nationale française), un grand colloque sur le thème Tribalité et Développement.

    L’initiateur de cette rencontre Kovalin Tchibinda Kouangou, Ingénieur Informaticien, Chef d’entreprise, panafricaniste convaincu et acteur politique du Congo-Brazzaville, voulait par cette rencontre inviter les africains à réfléchir à la mise place d’un système politique, institutionnel et économique tenant compte de leur sociologie et de leur culture.

    On sait qu’en Afrique la tribu (ou l’ethnie) est un élément essentiel de la sociologie. Lorsque les populations africaines sont invitées à voter, elles ne font pas leur choix en fonction d’un programme ou d’une idéologie politique, mais très souvent en fonction de leur sensibilité ethnique. La démocratie occidentale basée sur le vote citoyen à partir de choix idéologique se heurte dans de nombreux pays africains à un vote tribal basé sur le paradigme de la confiance.

    Le Livre Blanc sur la Tribalité, a pour objet de ressortir l’ensemble des réflexions et analyses qui ont émaillé le grand débat sur la tribalité. Vous trouverez dans ce livre des propositions originales en terme institutionnel (Présidence tournante, Présidence collégiale entre zones ethnolinguistiques, le recours au tirage au sort et non au suffrage universel pour choisir les dirigeants etc.)

     

    Sur le plan économique certains experts proposent la généralisation du système de la Tontine dans la sphère macroéconomique des états africains.

    Le Livre Blanc sur la Tribalité veut éveiller la nouvelle élite africaine afin qu’elle prenne sa responsabilité historique en sortant de l’aliénation culturelle qui la caractérise. Les nouveaux leaders africains doivent sortir du « prêt à porter » institutionnel des occidentaux pour épouser « le sur mesure » à l’Africaine.

    La Tribalité dans ce sens devient la clé de voûte de la sécurité, de la paix sociale et le gage certain d’une croissance économique intégrale qui donnera à l’Afrique une place prépondérante dans la mondialisation.


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