• Contribution de Elvis MAKOUEZI

    DEBAT SUR LE THEME:

     

    TRIBALITE & PARTAGE DES RICHESSES

    Ou

    Comment redistribuer les richesses dans les pays pluriethniques

    Contribution : Elvis G. MAKOUEZI

     

    L’Afrique est pauvre avec son sous sol riche renfermant d’énormes gisements,  ce que d’aucuns qualifient comme la source de ses malheurs. Le partage de ses richesses ou la redistribution de celles-ci est un problème qui interpelle toute l’humanité et l’africain où qu’il soit.

    La république du Congo communément appelé le Congo Brazzaville est un pays pluriethniques comme d’autres pays africains mais avec ses spécificités pour lesquels cette interpellation reste valable.

    Cependant, la nuance exige de distinguer les types: de partages et de richesses existants ainsi que les richesses équitables ou souhaités :

     

    • Le partage  de la richesse : Entre  les firmes multinationales exploitant ces richesses et les pays regorgeant ses dites richesses comme les matières premières.
    • Le partage interne dans les pays concernés par la richesse issue de l’exploitation des matières premières. Ce partage pouvant être direct (salaires, pensions, bourses, allocations…) ou indirect (infrastructures… profitables à tous).

    Dans le premier cas, celui du partage des richesses entre les firmes multinationales et les pays : Partant du partage des parcelles à la signature des contrats de partage et d’exploitation,  ce sont les représentants des firmes multinationales appuyés par leurs Etats et leur maîtrise de certains réseaux et circuits qui défendent mieux leurs intérêts.  Le manque de visibilité dans certains appels d’offres, la superposition des intérêts ainsi que les conflits d’intérêts, sont autant de paramètres à prendre en considération si certains pays africains  tel le Congo veulent tenir à bras le corps les problèmes liés à  leur pauvreté.

    L’une des sources de la pauvreté dont la mauvaise répartition de la richesse est une des résultantes, est sans aucun doute  à voir aussi dans le contenu des  signatures de nombreux accords souvent biaisés. De la période des signatures des accords post « indépendances »portant sur le caractère spécifique des sous sol restant la propriété « coloniale »à nos jours soit un demi-siècleaprès, Le Congo pour ne citer que ce pays continu à signer des accordsdont il ne mesure pas la portée grave sur les générations actuelles et futures.

     

    Au-delà de ces accords qui sont des textes auxquels le Congo et une partie de l’Afrique sont attachés, d’autres textes y compris institutionnels pour le cas du Congo Brazzaville contribuent à renforcer cet état du partage des richesses toute à fait particulière. Un extrait de notre « Analyse comparée de la constitution de 1992 issue de la Conférence Nationale Souveraine et celle de la constitution de 2002 issue du coup de force et encore en application » est très révélateur de certaines conceptions de se qui peut faire partie d’un bien public ou pas, d’une richesse nationale en tant que bien public ou pas. Cette conception peut permettre de comprendre  la gestion qui en découle et qui a des conséquences sur le partage des richesses dans le cas du partage interne au sein d’un pays comme le Congo.

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